Armand Théodore Simon René VIGUIER (né le 01.01.1893 à Péchaudier dans le Tarn et décédé le 22.12.1985 à Roanne dans la Loire, à la veille de ses 94 ans) fut, un Pilote de Bombardement puis de Chasse pendant la Première Guerre Mondiale et jusqu'en août 1940.
Il a écrit ses mémoires dans lesquelles il parle longuement de Péchaudier, de son amour pour l’aviation dès son enfance et de sa vie passionnée de pilote. Il raconte aussi son engagement dans la Cavalerie en 1913 au 10è Dragons de Montauban, pendant 2 ans; puis de son extraordinaire ascension vers l’aviation.
Livre, préfacé par le grand Gabriel Voisin, rempli d'anecdotes extraordinaires. Il y parle de son ivresse pour l’aviation, de ses émotions, de ses "coups durs", de ses combats, des 31 avions qu'il a piloté, de son incroyable chance, des As et précurseurs de l'aviation qu'il a connu dont les frères FARMAN, Maurice NOGUES, Georges GUYNEMER, Jules VEDRINES, le Commandant BROCARD, Antoine de SAINT EXUPERY, puis aussi de Louis LUMIERE, d’Ettore BUGATTI (père et fils), de Pierre LOTI…, des politicards, de sa philosophie. Il écrit simplement avec des mots vrais et sincères. Il est un vrai témoin et acteur de l’aviation militaire naissante et il a réalisé son rêve de voler. Enfin il y raconte modestement ses 25 incroyables années de pilote dans l’aviation française…
De la Cavalerie de Napoléon il est passé directement à l’Aviation !
Quel beau rêve vécu ,quelle belle aventure !
Voici comment il décrit sa vie de pilote de chasse :
Pendant 25 années, sans désemparer, j’allais approcher à peu près toutes les célébrités de l’histoire aérienne, piloter une trentaine d’appareils divers, jouir de cette griserie de l’envol, partager cette vie d’escadrille restée légendaire. J’allais aussi connaître l’angoisse et les émotions exceptionnelles provoquées par la guerre.
Puis, le passage des lignes, l’horizon barré de noir par les obus ennemis, la crainte d’être touché avec un appareil chargé de bombes, la hantise de la panne en pleine nuit à 100 km à l’intérieur des lignes allemandes... Plus tard, en 1917, je vivrais les incroyables secondes de combats entre avions de chasse et aussi l’effroyable vision de l’adversaire terrassé qui pique vers le sol, son avion en flammes... Puis l’armistice de 1918 dans les plaines de Vouziers, par ce matin glacé de novembre, où, en nous embrassant, nous disions tous : "Cette fois, c’était bien la dernière. Hélas !"